Mon Maître :

Il a trente ans là et déjà... un long passé...

Jean-Sébastien Bach

 

Un esprit souverain

   

Trois siècles nous séparent du temps de Bach. Trois siècles qui ont vu une transformation si profonde de la société et des modes de vie, que l'on a peine à imaginer ce que put être le cadre d'où émergea l'oeuvre admirable et unique de l'un des génies majeurs de l'humanité. Resituer Bach en son temps, inséré dans ce qui fut son tissu humain et social, c'est questionner les textes, les confronter et les soumettre à la critique historique. Mais les témoignages visuels ne sont pas moins précieux  ceux du temps même, bien sûr Rares et fragmentaires, certes: l'unique portrait, officiel, d'un homme âgé prenant la pose en dit bien peu sur le créateur, et ses quelques autres représentations ne sont pas certaines. Quant aux reflets d'une époque qui aspirait à la quiétude d'une existence sans histoire, ils nous parviennent sans particulier éclat. Vues de villes, portraits, vignettes, croquis, scènes de la vie de tous les jours ou évocations de musiciens à l' oeuvre peuvent cependant faire revivre un peu de ce passé déjà lointain, et invitent à aller y scruter les détails, instantanés d'un quotidien paisible. Mais pourquoi Bach, pourquoi ce pèlerinage, sinon pour la musique? On s'est donc plu à mêler, comme en contrepoint, ces traces de vie terrestre à quelques manuscrits du compositeur, et en particulier ces pages de brouillon, généralement fort peu connues, où l'on surprend le musicien dans l'urgence de la création, sismogrammes d'une musique à l'état naissant  ce qu'il faut bien appeler l'inspiration. Quant aux belles copies calligraphiées, admirablement ordonnées dans la plasticité toute baroque de leurs courbes, l'oeil le moins exercé y lit à l'évidence la générosité de l'homme, sa volupté du sonore, la puissance énorme du flux créateur. Un esprit souverain y trace sa vision du monde, issue d'un temps et défiant le Temps...  

 

Gilles Cantagrel

Musicologue  

Johann Sebastian Bach débute dans la carrière comme violoniste dans l'orchestre privé du duc Johann Ernst de Weimar. Il est très vite nommé organiste à la Neue Kirche d'Arnstadt (1703). C'est là qu'il compose sa première oeuvre religieuse : la cantate Denn du wirst meine Seele nicht in der Hölle lassen, et ses premiers morceaux pour clavier, dont le Capriccio sopra la lontananza dei suo fratello dilettissimo. En 1705, il fait le mémorable voyage à pied d'Arnstadt à Lübeck pour y écouter le célèbre organiste Buxtehude qui lui offre - comme à d'autres avant et après lui - sa succession, avec pour condition d'épouser sa fille.
C'est sa cousine, Maria Barbara, qu'il épouse deux ans plus tard après avoir accepté, cette même année, le poste d'organiste à la Blasiuskirche de Mülhausen. Maria Barbara lui donnera sept enfants dont deux deviendront de grands musiciens : Wilhelm Friedebann (1710-1784), surnommé le "Bach de Halle" et Carl Philipp Emanuel (1714-1788), le "Bach de Berlin et de Hamburg". A Mülhausen, Bach écrit trois cantates : Aus der Tiefe rufe ich , Herr, zu dir , Gott ist mein König, et Der Herr denket an uns.
En 1708, il occupe un poste de musicien de chambre et d'organiste à l'austère cour luthérienne de Weimar où il compose ses premières grandes oeuvres pour orgue, dont le début de l'Orgelbüchlein (recueil de 46 chorals), la Toccata et fugue en ré mineur (1709) et la Passacaille et fugue en ut mineur (1716), ainsi que des ouvrages pour clavecin (toccatas, concertos).
A partir de 1717, Bach est nommé maître de chapelle à la cour réformée de Léopold d'Anhalt-Köthen. De cette époque, datent de nombreuses oeuvres instrumentales comptant parmi les plus importantes de sa production. Ainsi la Fantaisie chromatique et fugue (1720), les Concerts brandebourgeois (1721), chefs-d'oeuvre du genre, le Clavier bien tempéré (1721) ainsi que des suites, des concertos, etc.
Maria Barbara meurt en 1720. Bach se remarie l'année suivante avec la cantatrice Anna Magdalena Wülken qui lui donnera, elle, treize enfants dont deux seront également des musiciens de renom, Johann Christoph Friedrich (1732-1795), le "Bach de Bückebourg" et Johann Christian (1735-1782), le "Bach de Milan et de Londres".
En 1732, il accepte le poste de cantor à l'école Saint-Thomas de Leipzig (1723), avec pour mission d'assurer aux élèves aussi bien l'enseignement musical que l'étude du latin, tout en étant chargé de fournir de la musique pour quatre églises !
Malgré ces multiples et astreignantes fonctions, la longue période de son cantorat à Leipzig devait s'avérer étonnamment féconde. Dans les premiers temps, Bach compose surtout des cantates d'église. Il allait en écrire au total quelque trois cents, dont près de deux cents seulement nous sont parvenues. Mais aussi, l'Oratorio de Pâques, le Magnificat (1723), la Passion selon saint Jean (1723) et la Passion selon saint Matthieu (1729), l'un des sommets de la musique sacrée; des cantates profanes à l'occasion des festivités de la famille régnante de Saxe; l'Oratorio de Noël (1734), l'Ouverture dans le style français, le Concerto italien ainsi que l'Oratorio pour le jour de l'Ascension (1735) et la Messe en si mineur (1732-1737).
En dépit de ses lourdes charges, Bach trouve encore le temps d'effectuer divers déplacements (dont se plaindront ses employeurs à l'esprit tracassier) à Weimar, à Cassel, à Dresde (où il écrira pour le comte Keyserling les Variations Goldberg, publiées en 1742. A l'invitation de Frédéric II de Prusse, il se rend en 1747 à Potsdam où il improvise une fugue sur un thème donné par le roi. Il en fera l'Offrande musicale dès son retour à Leipzig.
Les dernières années de sa vie, il travaille surtout à son Art de la fugue qu'il n'aura pas le temps d'achever. Atteint d'une grave maladie des yeux, il meurt en 1750, des suites d'une opération chirurgicale.
Bach laisse une oeuvre monumentale, aussi bien instrumentale que vocale. Il fut admiré universellement de son vivant pour sa virtuosité, mais peu apprécié comme compositeur. Il faudra attendre un siècle avant que son génie musical soit enfin reconnu. 

"Une oeuvre de Bach est l'aboutissement des huit siècles de contrepoint et des différentes civilisations qui l'ont précédée. Portant à leur plus haut degré de perfection toutes les principales formes traditionnelles, elle transmet à la postérité une somme du savoir musical européen... elle est l'aboutissement et le point de départ d'une culture prodigieuse." 

Roland de Candé, Dictionnaire des compositeurs, Editions du Seuil, 1996.

 

Ceci est le premier essai  d'un prélude dans la gamme "bien tempérée" le même prélude est exécutable dans toutes les tonalités possibles : ici en mibM, puis sibM, puis en fa#M ...  c'est MATHEMATIQUEMENT . . . génial !...
 
En rajoutant 1 coma entre deux 1/2 tons, il arrive donc à 9 comas, donc entre do et do# et entre ré et réb ... le même nombre de comas ... et donc les deux deviennent la même note sur le clavier (mais mas la même à l'écriture...) C'est là qu'est                        LE GÉNIE ! ! ! 
 
En cas de blem de compréhension ... n'hésitez pas à m'écrire ...

 

Je vous l'expliquerais ... personnellement...

 

 

La préoccupation de Bach fut toujours de servir la foi chrétienne et d’offrir à l’homme une vie spirituelle élevée et équilibrée. 

Sa musique est sans conteste celle qui parvient le mieux à apaiser notre âme. 



Né en 1685 à Eisenbach (Saxe) dans une famille où l'on était musicien de père en fils, Johann Sebastian Bach débute dans la carrière comme violoniste  dans l'orchestre privé du duc Johann Ernst de Weimar. Il est très vite nommé organiste à la Neue Kirche d'Arnstadt (1703). C'est là qu'il compose sa première oeuvre religieuse : la cantate Denn du wirst meine Seele nicht in der Hölle lassen, et ses premiers morceaux pour clavier, dont le Capriccio sopra la lontananza dei suo fratello dilettissimo. En 1705, il fait le mémorable voyage à pied d'Arnstadt à Lübeck pour y écouter le célèbre organiste Buxtehude qui lui offre - comme à d'autres avant et après lui - sa succession, avec pour condition d'épouser sa fille.


C'est sa cousine, Maria Barbara, qu'il épouse deux ans plus tard après avoir accepté, cette même année, le poste d'organiste à la Blasiuskirche de Mülhausen. Maria Barbara lui donnera sept enfants dont deux deviendront de grands musiciens : Wilhelm Friedebann (1710-1784), surnommé le "Bach de Halle" et Carl Philipp Emanuel (1714-1788), le "Bach de Berlin et de Hamburg". A Mülhausen, Bach écrit trois cantates : Aus der Tiefe rufe ich , Herr, zu dir , Gott ist mein König, et Der Herr denket an uns.


En 1708, il occupe un poste de musicien de chambre et d'organiste à l'austère cour luthérienne de Weimar où il compose ses premières grandes oeuvres pour orgue, dont le début de l'Orgelbüchlein (recueil de 46 chorals), la Toccata et fugue en ré mineur (1709) et la Passacaille et fugue en ut mineur (1716), ainsi que des ouvrages pour clavecin (toccatas, concertos).

A partir de 1717, Bach est nommé maître de chapelle à la cour réformée de Léopold d'Anhalt-Köthen. De cette époque, datent de nombreuses oeuvres instrumentales comptant parmi les plus importantes de sa production. Ainsi la Fantaisie chromatique et fugue (1720), les Concerts brandebourgeois (1721), chefs-d'oeuvre du genre, le Clavier bien tempéré (1721) ainsi que  des suites, des concertos, etc. Maria Barbara meurt en 1720. Bach se remarie l'année suivante avec la  cantatrice Anna Magdalena Wülken qui lui donnera, elle, treize enfants dont  deux seront également des musiciens de renom, Johann Christoph Friedrich (1732-1795), le "Bach de Bückebourg" et Johann Christian (1735-1782), le "Bach de Milan et de Londres". 

 

En 1732, il accepte le poste de cantor à l'école Saint-Thomas de Leipzig (1723), avec pour mission d'assurer aux élèves aussi bien l'enseignement musical que l'étude du latin, tout en étant chargé de fournir de la musique pour quatre églises !


Malgré ces multiples et astreignantes fonctions, la longue période de son  cantorat à Leipzig devait s'avérer étonnamment féconde. Dans les premiers temps, Bach compose surtout des cantates d'église. Il allait en écrire au total quelque trois cents, dont près de deux cents seulement nous sont  parvenues. Mais aussi, l'Oratorio de Pâques, le Magnificat (1723), la Passion selon saint Jean (1723) et la Passion selon saint Matthieu (1729),  l'un des sommets de la musique sacrée; des cantates profanes à l'occasion des festivités de la famille régnante de Saxe; l'Oratorio de Noël (1734), l'Ouverture dans le style français, le Concerto italien ainsi que l'Oratorio  pour le jour de l'Ascension (1735) et la Messe en si mineur (1732-1737).
En dépit de ses lourdes charges, Bach trouve encore le temps d'effectuer divers déplacements (dont se plaindront ses employeurs à l'esprit tracassier) à Weimar, à Kassel, à Dresde (où il écrira pour le comte  Keyserling les Variations Goldberg, publiées en 1742. A l'invitation de Frédéric II de Prusse, il se rend en 1747 à Potsdam où il improvise une fugue sur un thème donné par le roi. Il en fera l'Offrande musicale dès son retour à Leipzig.
Les dernières années de sa vie, il travaille surtout à son Art de la fugue qu'il n'aura pas le temps d'achever. Atteint d'une grave maladie des yeux, il meurt en 1750, des suites d'une opération chirurgicale ratée.


Bach laisse une oeuvre monumentale, aussi bien instrumentale que vocale. Il  fut admiré universellement de son vivant pour sa virtuosité, mais peu  apprécié comme compositeur. Il faudra attendre un siècle avant que son génie musical soit enfin reconnu. 

"Une oeuvre de Bach est l'aboutissement des huit siècles de contrepoint et des différentes civilisations qui l'ont précédée. Portant à leur plus haut degré de perfection toutes les principales formes traditionnelles, elle transmet à la postérité une somme du savoir musical européen... elle est l'aboutissement et le point de départ d'une culture prodigieuse." 

Roland de Candé, Dictionnaire des compositeurs, Editions du Seuil, 1996.

 

 

 

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